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LE MAROC DES PAPILLONS

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Actualités
Prenant en compte les écosystèmes inventoriés en début du livre pour caractériser écologiquement les régions marocaines les plus favorables aux Lépidoptères, nous en proposons un rapide survol à l’usage de ceux qui nourriraient l’intention de prospecter le pays....(cf. liens de l'annuaire et particulièrement celui là : cliquer >> ici ) Cette découverte guidée du Maroc des Papillons est proposée sans ambition et strictement dans l’objectif d’orienter le lépidoptériste visiteur vers quelques repères que sont les zones les plus favorables, libre à lui ensuite d’affiner ses recherches en se référant d’une part aux indications (distribution, cartographie, types d’habitats, phénologie,
identité) données plus après au chapitre de la description de chaque espèce, mettant d’autre part à profit son propre instinct de prospection, sans lequel la démarche entomologique est vide de sens. 
Retourner éternellement vers les mêmes lieux d’observations et de prélèvements relève du pèlerinage et n’est guère favorable à l’avancée de notre petite science. Après avoir fait connaissance avec quelques « mecques » de la lépidoptérologie marocaine, nous ne saurions recommander de s’en évader. L’immensité du Maroc profond, notamment par pistes en véhicule tout-terrain (avec les recommandations respectueuses d’usage) et à pied au fil des pittoresques sentiers, permet d’envisager tôt ou tard quelques remarquables découvertes, ou re-découvertes compte tenu du nombre d’espèces estimées comme portées disparues et dont la présence secrète çà et là dans un djebel reculé ne fait guère de doute. Par exemple et entre autres lieux toujours favorables, des milliers de cols existant dans les montagnes marocaines, nous n’en connaissons entomologiquement même pas une centaine ! Alors pourquoi retourner sans cesse au Tizi-n-Test ? Un peu d’innovation et d’acharnement, écartons-nous des sentiers battus et rebattus, certains depuis le temps du protectorat ! Notre visite est proposée du nord au sud, selon une progression géographique traduisant un passage progressif de biocénoses strictement « européennes » et notamment méditerranéennes (Rif et Moyen Atlas), à celles d’influences biogéographiques nettement plus afro-érémiennes et saharo-arabiques, voir subtropicales (sud du Haut Atlas, Anti-Atlas), en passant par quelques refuges altimontains (M’Goun, Toubkal) protégeant de précieuses espèces relictes eurosibériennes et boréo-alpines. Ce panel diversifié d’habitats souvent très contrastés livre partout son lot d’endémiques et de sub-endémiques, indigènes qui concourent à la grande originalité de la faune maghrébine.

Savoir qu’au Maroc, par le jeu des latitudes et des altitudes, les Papillons toutes espèces confondues volent durant onze mois, voire toute l’année, permet d’envisager des départs instinctifs et strictement gouvernés par le désir des grand espaces. Bon voyage !

MICHEL R. TARRIER & JEAN DELACRE

POUR EN SAVOIR PLUS cliquez >> ici

Mis à jour (Mardi, 08 Juillet 2008 15:24)